Bâtiment à énergie positive : combien en existe-t-il en France ?

L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) a récemment publié une carte des BEPos en France et diffusera, dès la fin du mois d’octobre 2012, un état des lieux issu des retours d’expérience.


Niveau d’excellence en matière d’énergie, les Bâtiments à Énergie Positive (BEPos) poursuivent progressivement leur déploiement en France. Si le BBC (Bâtiment Basse Consommation) est aujourd’hui la norme en matière d’habitation, certains ont déjà fait le choix d’un bâtiment à énergie positive. Que ce soit dans l’habitat individuel et collectif, ou bien dans le tertiaire, le territoire compte d’ores et déjà 182 constructions de ce type, avec 20 à 30 nouveaux projets livrés par an depuis 2009.


L’isolation thermique au cœur des BEPos

L’isolation thermique est l’élément fondateur d’une maison à énergie positive. Sur les dix grands principes des BEPos, trois sont en effet dédiés à cet enjeu. En termes de construction et d’isolation, un Bâtiment à Énergie Positive doit :

  • posséder une isolation thermique renforcée (associée à des fenêtres haute qualité) ;
  • supprimer les ponts thermiques en favorisant notamment l’isolation thermique par l’extérieur (ITE) ;
  • posséder une excellente étanchéité à l’air.

Pour préserver les bénéfices obtenus par la qualité de l’enveloppe du bâtiment, cette isolation thermique renforcée nécessite la pose d’une ventilation double flux avec récupérateur d’air vicié, limitant les déperditions thermiques.
La production d’énergie du bâtiment est ensuite assurée par l’installation d’électroménagers consommant peu et d’éléments de production d’énergie : capteurs photovoltaïque, capteurs solaire thermique, aérogénérateur, pompe à chaleur …

 

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Les BEPos, pas si inaccessibles !

Les Bâtiments à Énergie Positive produisent plus d’énergie, en termes de chaleur et d’électricité, qu’ils ne consomment.
Pour obtenir une telle performance, les constructeurs réalisent généralement un bâtiment « passif » (où la consommation énergétique est très basse ou compensée par la structure du bâtiment), amélioré par un fort équipement de production d’énergie par rapport aux besoins. Le caractère « positif » est donc acquis à la fois par un bâtit raisonné grâce aux principes constructifs et bioclimatiques ; et par le comportement de ses usagers.
L’ADEME souligne par ailleurs que la plupart des bâtiments et habitations à énergie positive ont été réalisés à partir de « techniques et équipements bien implantés sur le marché » : isolation thermique par l’extérieur (ITE), pompes à chaleurs géothermiques, triple vitrage…


Des projets décryptés pour demain

Si leur coût de mise en œuvre reste aujourd’hui élevé, les BEPos ont déjà fait leurs preuves en termes de bénéfices pour les propriétaires. Économes et pouvant même apporter un gain financer par la revente de l’énergie produite, le Bâtiment à Énergie Positive est un investissement rentable.
Rendu obligatoire à l’orée de 2020, l’ADEME souhaite désormais accélérer le déploiement de cette méthode de construction grâce à un recensement  des meilleures pratiques, parmi les projets ayants déjà été livrés en France. La base de donnée BEPos rassemble l’ensemble des opérations identifiées en cours ou finalisées, et propose une analyse détaillée des opérations les plus représentatives.
Sur la base des projets existants, ces habitations pourraient prochainement bénéficier d’un label « Bâtiment à énergie positive ». Celui-ci viendrait compléter la RT 2012 et définirait sur la base des projets existants les exigences auxquelles ces bâtiments seront soumis à l’avenir.