Depuis les années 2000, l’isolation est devenue incontournable dans la construction… Au fil des époques, les évolutions économiques, juridiques, techniques et environnementales ont renforcé les exigences et les niveaux de performances.
A l’approche de la mise en application de la nouvelle RT 2012, voici une rétrospective des dernières décennies !
L’isolation thermique était même presque inexistante dans les logements… Le chauffage au bois, au charbon ou au fioul compensait largement le manque d’isolation thermique pendant l’hiver.

L’heure est à l’économie d’énergie, à la chasse aux gaspillages, les constructions commencent à intégrer la notion d’isolation des murs et des toitures pour économiser l’énergie…
Côté isolation phonique, la réglementation acoustique du 14 juin 1969 fixe des valeurs minimales d’isolation acoustique entre les appartements (planchers, cloisons séparatives) et des valeurs maximales de bruits de choc ou de bruits d’équipements.

La loi n° 74-908 du 29 octobre 1974, impose des « règles de construction et d’aménagement applicables aux locaux de toute nature quant à leurs caractéristiques d’isolation thermique ». C’est un premier pas vers la réglementation de l’isolation thermique des bâtiments neufs.
L’habitation n’est plus le seul type de bâtiment concerné par l’isolation thermique : viennent s’adjoindre les bâtiments tertiaires, ainsi que les établissements recevant du public (ERP).
Cette première génération de label de l’isolation incite les acteurs du bâtiment à dépasser l’exigence réglementaire : 140 000 logements seront labélisés. En 1982, le Label Haute Isolation devient obligatoire pour tous les logements. Les premiers panneaux solaires voient le jour, on commence à déduire les déperditions pour calculer les niveaux de chauffages nécessaires.
Label HPE pour Haute Performance Energétique lancé en 1983
Les années se succèdent et la réglementation thermique continue son évolution pour des niveaux d’isolation encore plus importants.

Cette étape augmente le niveau de performances énergétiques exigées, on atteint le niveau 2 du label HPE.
La Nouvelle Réglementation Acoustique (NRA) du 28 octobre 1994 est plus sévère… Elle introduit des exigences complémentaires en imposant une isolation minimale de 30 dB contre les bruits extérieurs et une absorption acoustique dans les parties communes (couloirs, escaliers, halls…).
Elle fixe également des exigences pour les bruits des équipements intérieurs au logement (bouches de VMC, appareils individuels de chauffage…).

En 1997, le protocole de Kyoto généralise la nécessité d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre. La RT 2000 introduit une méthode de calcul global de la consommation moyenne d’énergie pour le chauffage, le refroidissement, la ventilation, la production d’eau chaude sanitaire, l’éclairage et les auxiliaires. Une nouvelle notion entre en jeu, celle de du confort d’été… l’isolation thermique devient aussi importante en hiver qu’en été !
Cette même année, la réglementation acoustique évolue pour s’adapter aux indices européens. Elle impose des performances acoustiques minimales requises dans un bâtiment d’habitation, et s’applique aux constructions neuves, aux extensions de bâtiments existants et dans le secteur du logement collectif et individuel.
L’évolution des objectifs continue, la RT2005 fixe un nouveau cap à tenir dans la construction, incluant naturellement un niveau d’isolation encore supérieur ! Une carte des zones climatiques française est établie pour une adaptation des niveaux d’isolation en fonction des zones géographiques.